Compostelle en hiver rando
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Partir sur Compostelle en hiver

Si vous partez sur les chemins de Compostelle entre le mois de Novembre et de Mars, il y a de très grosses probabilités que vous rencontriez sur votre route la pluie, le vent, le froid…et peut-être même la neige ! Sans avoir à vous équiper avec les raquettes ou les skis, il va tout de même falloir bien s’équiper pour marcher en hiver.

Ayant commencé mon chemin entre Rouen et Chartres au mois de Novembre, j’ai bien évidemment du changer mon matériel habituel pour me préparer au mieux au temps. Voici donc dans cet articles la liste de mon équipement spécifique ainsi que quelques astuces pour se protéger au mieux de la pluie et du froid.

Vêtements

Il va falloir opter pour la fameuse « technique de l’oignon« . C’est un système de couches qui vous permettra de bien vous couvrir de manière stratégique pour avoir chaud, mais sans suer dès que vous marchez. La première couche est un tee-shirt (manches longues de préférence) en matière respirante (synthétique, laine mérinos…). La seconde couche sera un petit pull ou veste légère et respirante (pour ma part j’utilise une veste polaire fine). La troisième couche est optionnelle, selon la température et selon vos efforts. J’utilise une doudoune fine en synthétique, avec un col montant pour protéger mon cou du froid. Le mieux serait une doudoune sans manches, qui permet de bien garder au chaud le corps, sans transpirer dedans au niveau des aisselles. La quatrième (et dernière!) couche sera un k-way léger qui viendra couper du vent et protéger de la petite pluie.

Pour le haut : La première couche est un tee-shirt (manches longues de préférence) en matière respirante (synthétique, laine mérinos…). La seconde couche sera un petit pull ou veste légère et respirante (pour ma part j’utilise une veste polaire fine avec un col montant pour protéger mon cou du froid). La troisième couche est optionnelle, selon la température et selon vos efforts. J’utilise une doudoune fine en fibre synthétique (je déconseille la doudoune en plume, qui n’aime pas trop l’humidité et la pluie…). Le mieux serait une doudoune sans manches, qui permet de bien garder au chaud le corps, sans transpirer dedans au niveau des aisselles. La quatrième (et dernière!) couche sera un k-way léger qui viendra couper du vent et protéger de la petite pluie. Évidemment, j’ai également un poncho de pluie dans le sac pour me protéger (moi et mon sac à dos) lors des averses.

Pour le bas : On va également fonctionner par couches. J’ai un premier legging chaud, sur lequel j’enfile sous mon pantalon de randonnée déperlant. J’ajoute pour les jours de pluie une paire de guêtre qui fait le lien entre mes chaussures et mon pantalon, afin que cette partie (qui n’est pas couverte par mon poncho de pluie) ne soit mouillée en cas de pluis. Si je partais sur de la longue distance, je pense que j’opterais pour un sur-pantalon complètement imperméable, afin d’être sûre de ne pas être mouillée au niveau des jambes.

De plus, cette technique de couches permet d’économiser du poids: on peut réutiliser certaines couches le soir. Je ne change par exemple que mon tee-shirt le soir, et je remets par-dessus la veste polaire, la doudoune et le kway pour rester bien au chaud.

Privilégiez des vêtements en synthétiques car c’est une matière plus légère et qui sèche plus vite. Si vous avez trop chaud, n’hésitez pas à retirer une des couches (c’est tout l’intérêt d’avoir plusieurs couches!). La transpiration sera un de votre ennemi en hiver car vos vêtements, une fois mouillés, vous donneront froid et seront plus long à sécher qu’en été.

Enfin, protégez bien les extrémités ! Mains, pieds et tête sont les points du corps qui se refroidissent le plus vite et qui vous feraient attraper froid si vous les négligez ! Pensez donc à prendre des petits gants (surtout si vous utilisez des bâtons de marche!), des chaussettes hautes et un peu épaisses (ou alors en laine mérinos), ainsi qu’un couvre chef (bandeau, bonnet…).

Pour ma part, j’utilise un buff tour de cou (disponible ici) qui me sert toujours beaucoup, quelle que soit la saison. En hiver, je peux le mettre sur la tête en bandeau pour couvrir mes oreilles, ou complètement fermé comme un bonnet. Je peux également le mettre autour du cou et le faire monter jusqu’au nez si l’air est froid ou s’il y a beaucoup de vent.

Matériel

Avec la nuit qui se couche tôt en hiver, il est indispensable de s’équiper d’une bonne lampe torche ou d’une lampe frontale. Ainsi, s’il vous arrive de vous faire prendre par le jour qui tombe vous pourrez tout de même avancer jusqu’à votre destination.

Si je trouve le gel désinfectant assez inutile en été (d’après moi rien ne vaut de l’eau et du savon), il peut s’avérer très utile en hiver. En effet, le gel étant composé d’alcool, il ne risque pas de geler. De plus, il est vraiment pratique car en hiver mettre de l’eau froide sur les mains pour se les laver n’est pas toujours le plus agréable (et ça ne sèche pas tout seul !).

Si vous utilisez une poche à eau, vous pouvez opter pour un « protège-tube » (disponible ici). Cela permet en effet d’isoler votre tube afin que l’eau qui s’y trouve ne devienne trop froide (ou ne gèle). L’intérieur de la poche étant dans le sac, le problème de gel de l’eau ne risque pas de se poser, mais le tube étant en partie à l’extérieur, il est en contact direct avec la température ambiante, qui peut parfois bien descendre en hiver !

Le bivouac en hiver

Si j’adore bivouaquer dès que les températures sont plus clémentes, il faut être bien plus préparé et organisé pour en faire en hiver. En effet, le matériel nécessaire pour rester au chaud toute la nuit va souvent être bien plus lourd et plus encombrant… et donc demander un plus grand sac à dos aussi !

Pour le couchage, j’utilise le même set up que d’habitude (deux matelas et tarp de tente couplé de ma couverture de survie réutilisable – pour toutes les références c’est dans cet article). Par contre, je change inévitablement de sac de couchage. Pour avoir déjà fait du bivouac avec un sac de couchage trop léger (et en grelottant toute la nuit…), je peux dire que je ne referais pas cette bêtise. Je ne pars maintenant jamais sans mon sac de couchage 0° (couplé de mon liner en soie, qui rajoute quelques degrés). Le tout pèse alors 1,630 kg ce qui n’est pas rien !

Enfin, un des gros inconvénients du bivouac en hiver, c’est que la nuit se couche vite et tôt. Il faut donc rapidement trouver un lieu de bivouac avant que la nuit ne soit là, et c’est souvent à la lampe frontale qu’on cuisine et qu’on passe la soirée.

Et pour finir cet article, voici une petite vidéo sur le sujet ⬇

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