Tente tarp bivouac sur le chemin de St jacques de Compostelle
Bivouac,  Compostelle,  Randonnée

3 choses à savoir avant de faire du bivouac

La pratique du bivouac est accessible à tous, et il n’y a pas besoin d’être un professionnel de la randonnée pour en faire. Moi-même, je me suis lancée dans l’aventure alors même que je ne m’y connaissais pas tellement, et j’ai beaucoup appris sur le terrain. J’ai notamment bivouaqué pendant 3 mois sur le Chemin de Compostelle et vous pouvez lire le récit mon aventure dans cet article ici !

Cet article s’adresse donc à tous ceux qui souhaitent se lancer dans la pratique du bivouac mais qui n’osent pas forcément ou qui ne savent pas trop par où commencer. J’ai réuni ici les trois grandes bases du bivouac qui sont, pour moi, essentielles à connaître pour se lancer dans cette aventure.

Une bonne préparation et un bon matériel

Il est important de tester son matériel avant de partir avec pour la toute première fois. Ce serait dommage d’avoir une mauvaise expérience de bivouac à cause d ‘un matériel inconfortable, inadapté ou inutile. Pour connaître le matériel de bivouac que j’ai emporté sur le Chemin de Compostelle c’est dans cet article ici !

N’hésitez donc pas à essayer de dormir une première nuit dehors dans voter jardin ou proche de chez vous, avec l’ensemble de votre matériel de bivouac. Vous pouvez aussi pousser l’essai aux conditions difficiles (averses, orage, grand vent…) pour être sûr que votre matériel soit à l’épreuve de toutes les conditions météorologiques.

Ne pas trop s’encombrer et choisir un matériel le plus léger possible. Avoir un sac trop rempli ou trop lourd peut vite vous mettre en difficulté. Il n’est cependant pas obligatoire d’investir dans un matériel technique, ultraléger et couteux si vous débutez et que vous ne savez pas si vous ferez souvent du bivouac. Pour avoir plein d’astuce et s’équiper au plus léger n’hésitez pas à consulter randonner-leger.org qui est une vraie mine d’information !

Utiliser un matériel adapté à la saison, à la météo et au terrain de votre randonné. Chaque randonnée est très différente et la pratique du bivouac l’est tout autant. Prévoyez donc un matériel qui soit bien résistant à la pluie et vous permette de dormir au sec (même à la belle étoile il existe de quoi se protéger de la pluie). N’oubliez pas d’avoir aussi une tenue adaptée pour pouvoir marcher toute la journée sous l’averse, sans finir trempé. Autrement, vous serez vite démoralisé lorsque vous devrez dormir dehors le soir. J’ai raconté dans cette vidéo une galères que j’ai pu rencontrer au cours de mon Chemin de Compostelle qui était justement liée à la pluie.

Un matériel adapté pour les températures de la nuit est aussi indispensable. Comme on est dehors toute la journée, et même après le coucher du soleil, il est important de bien se couvrir. Prévoyez donc des gants, bonnet ou veste en plus pour les soirée fraîches (même parfois en été). De même, la température de confort d’un sac de couchage est celle à prendre en compte (et non pas la température limite) afin d’être sûr de bien dormir au chaud. Il est préférable de prendre un sac de couchage un peu plus lourd mais bien chaud plutôt que de vouloir gagner du poids et en prendre un qui ne soit pas assez chaud.

La sécurité avant tout

Bien connaître l’environnement dans lequel vous vous installez pour la nuit. Faire un tour du lieu, et de ses spécificités pour être sûr de s’installer dans un lieu en sécurité (eau à proximité, traces d’animaux, distance avec le village le plus proche, réseau téléphonique…). Vérifiez aussi que votre campement est bien installé à l’abri des regards.

Arriver tôt dans le lieu de bivouac, avant la tombée de la nuit. Cela permet d’avoir le temps de s’installer convenablement mais aussi de pouvoir appréhender le lieu. S’il y a du passage ou des bruits spécifiques vous pourrez vous y habituer avant de dormir, ce qui vous évitera de ne pas fermer l’oeil de la nuit à cause d’un bruit qui vous parait suspect.

Toujours laisser son itinéraire, les dates de sa randonnée, ainsi que le lieu (même approximatif) de son bivouac à quelqu’un. Ainsi s’il nous arrive quelque chose pendant la randonnée ou pendant la nuit de bivouac et que l’on n’est pas en mesure d’appeler les secours nous-même, on est certain que cette personne pourra le faire pour nous.

Enfin, renseignez vous sur la météo de la nuit pour être sûr de ne pas vous retrouver pris dans un gros orage ou une tempête qui aurait été annoncé.

Vous l’aurez compris, l’idée n’est pas de faire des exploit en bivouac, mais bien de trouver un lieu qui soit optimal pour dormir en toute sécurité.

Respect de l’environnement

Nous sommes juste de passage dans un lieu pour la nuit et il est important de ne pas le dénaturer complètement. Il faut donc bien garder en tête que c’est la nature qui nous accueille en son sein. Personnellement je suis toujours très reconnaissante de pouvoir passer des nuits en immersion totale dans la nature. C’est pour cette raison que je fait tout ce qui est en mon possible pour avoir un impact minimum sur l’environnement dans lequel je dors.

On ne se rend pas toujours compte que nos gestes peuvent être nocifs pour l’environnement. Par exemple, un produit biodégradable n’est pas forcément bon pour l’environnement. En effet, un savon ou shampoing naturel n’est pas pour autant idéal pour le lieu dans lequel vous le déversez. Utilisez donc vos produits naturels avec parcimonie et ne déversez jamais votre eau savonneuse directement dans un cours d’eau.

On récupère évidemment tous ses déchets et on vérifie bien qu’on a tout emporté avec soit avant de quitter un lieu de bivouac. On ne laisse pas même son papier toilette, car même s’il est biodégradable, il n’en est pas pour autant bon pour la nature là où on le laisse (sans parler de la pollution visuelle).

Pour faire vos besoins, creusez un trou, que vous reboucherez avant de partir. Et si vous n’êtes pas à l’aise avec l’idée de repartir avec votre papier toilette, utilisez plutôt des feuille, c’est 100% biodégradable et pris directement à sa source!

Enfin, il est important de rester discret et de ne pas faire trop de bruit, et de respecter le lieu afin de ne pas perturber la faune.


Voilà, vous connaissez maintenant les trois grands piliers de la pratique du bivouac. Si vous hésitez encore à vous lancer, sachez que c’est en pratiquant le bivouac qu’on apprend le plus !

Et si vous souhaitez plus d’information pour préparer vos prochains bivouacs, vous pouvez obtenir mon petit guide du bivouac sur le Chemin de Compostelle, disponible gratuitement ici !

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