Cuisiner en bivouac réchaud rando
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Cuisiner en randonnée : quel réchaud choisir ?

En randonnée, il est important de toujours bien manger ! Si j’avais décidé lors de mon premier chemin de Compostelle de ne pas emmener de réchaud et de manger uniquement des repas froids, j’ai vite regretté mon choix. Un bon plat chaud après une journée de marche, c’est toujours réconfortant. Je ne pars donc désormais jamais sans un réchaud avec moi !

Chaque réchaud et type de combustible présente des avantages et inconvénients suivant différents critères : prix à l’achat du réchaud et prix du combustible, poids, encombrement, rendement, conditions climatiques, lieux de la randonnée…

Je vais donc dans cet article comparer 3 types de réchauds que j’ai déjà utilisé sur des randonnées différentes (que ce soit sur le Camino Frances, le Camino del Norte, ou encore sur la Grande Traversée du Jura) : le réchaud à gaz, le réchaud à alcool et le réchaud à bois.

Réchaud à Gaz

Différents modèles de réchaud à gaz existent. Pour la randonnée en itinérance le plus classique est le brûleur simple que l’on vient clipser ou visser (selon la marque) sur la bonbonne de gaz.

De nombreuses marques proposent ce type de réchaud et de bonbonne. Cependant toutes ne sont pas compatibles: les bonbonnes Camping Gaz (que l’ont trouve en grande majorité en France) se clipsent tandis que toutes les autres marques de bonbonnes (MSR, Primus, Coleman… que l’on trouve partout à l’international) se vissent. Ces dernières sont donc compatibles entre elles, mais sont plus rares à trouver en France.

Pour ma part j’ai décidé d’investir lors de mon départ sur le chemin de Compostelle depuis chez moi, dans un réchaud à gaz qui se visse et qui me permettra donc de faire aussi des randonnées ailleurs qu’en France puisque je pourrais trouver les bonbonnes de recharge partout à l’international. J’ai décidé de prendre ce type de réchaud sur sur chemin car je ne partais pas sur de la longue durée (comme je sectionne mon chemin en petites étapes), et que, comme je suis partie en hiver, je souhaitais avoir le confort de chauffer rapidement de l’eau ou mon repas.

Avantages

  • Simple d’utilisation
  • Cuisson rapide
  • Contrôle de l’intensité de la flamme (la cuisson précise est possible)
  • Fiable et stable
  • Sécurisé (bien que le gaz soit inflammable, le risque de fuite moindre)

Inconvénients

  • Combustible lourd à porter
  • Combustible relativement couteux
  • Pas de visibilité sur la quantité restante du gaz dans la bonbonne
  • Problématique de compatibilité entre les bonbonnes selon les marques (la marque Camping gaz propose des bonbonnes à clip que l’on trouve exclusivement en France tandis que les autres marques proposent des bonbonnes à vis, que l’on trouve surtout à l’international)
  • Impossibilité d’utiliser les bonbonnes de gaz sous pression en hiver à basse température (car elles supportent mal le froid)

Réchaud à alcool

Les réchauds à alcool sont souvent très petits et très légers. Ils s’accompagnent en général d’un pare-vent afin de protéger la flamme des coups de vents (on peut également utiliser du papier aluminium pour cet effet). J’ai investis il y a longtemps dans mon premier réchaud à alcool de la marque Trangia (disponible ici si vous êtes intéressés), dont j’ai été très satisfaite car il est efficace, léger et compact. Il m’a fallut néanmoins apprendre à être précautionneuse dans son utilisation, sachant qu’au vu de sa taille, il est peu stable.

Plus tard, j’ai commencé à utiliser un réchaud à alcool encore plus léger et plus économique, car fabriqué à la main à partir d’une canette. Lorsqu’il est bien fabriqué (j’ai encore à m’améliorer dans la confection 😅), il est aussi performant que mon réchaud Trangia.

Pour ce type de réchaud, il existe 3 combustibles possibles : l’alcool liquide (alcool à brûler), solide ou en gel.

J’ai d’abord utilisé l’alcool à brûler classique que l’on trouve en grand bidon au supermarché (et que je reconditionnais dans un petit flacon). Puis j’ai également testé le gel de la marque Fire Dragon (disponible ici pour les intéressés). Le grand avantage de ce gel est d’être écologique, comparé à l’alcool à brûler qui est très toxique. De plus le gel est beaucoup moins volatile que l’alcool à brûler, ce qui le rend un peu moins dangereux à l’utilisation.

Si je n’ai jamais essayé l’alcool sous forme de tablettes solides (comme celles de la marque Esbit, disponible ici), elles présentent toutefois l’avantage de ne pas pouvoir couler dans le sac ou se renverser dans la nature, comparé à l’alcool à brûler liquide. Elles sont donc plus chères, mais un peu plus sécurisées à l’utilisation.

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Avantages

  • Très léger et compact
  • Possibilité de réaliser son propre réchaud maison (à base d’une cannette de soda)
  • Combustible facile à trouver partout (en France comme à l’international) et peu couteux
  • Possibilité de reconditionner la quantité que l’on souhaite (par exemple dans un petit pot, qui peut donc être léger)
  • Utilisation en toute saison (l’alcool ne gèle pas)

Inconvénients

  • Cuisson moins contrôlable que le gaz, et moins rapide
  • Plus délicat à utiliser que le gaz. Le réchaud est moins stable et l’alcool peut se renverser : Dans le sac, il va imbiber les vêtements ou le matériel. Sur le sol dans la nature il peut être la cause d’un incendie.

Dans cette vidéo je présente mon réchaud à alcool fabriqué à partir d’une canette ⬇

Réchaud bois

C’est le dernier type de réchaud que j’ai testé. Cela m’attirait car j’adore faire des feux de bois dans la nature, mais ce n’est pas toujours toléré, et j’essaie d’avoir le minimum d’impact sur mon environnement lorsque je fais du bivouac. Le réchaud à bois me paraissait donc intéressant pour contenir le feux et ne pas avoir d’impact direct sur le lieu.

Il existe des réchaud en plaques de titane tel que la Bushbox de chez Bushcraft Essentials (disponible ici pour les intéressés). Personnellement, je n’avais pas envie d’investir dans un réchaud à bois avant d’en avoir testé un. J’ai donc confectionné mon propre réchaud à bois à partir d’un égouttoir à couvert en inox.

Avantages

  • Léger et compact (pliable)
  • Pas de combustible à transporter
  • Combustible gratuit
  • Ressource naturelle et écologique (on récolte le bois directement à sa source)
  • Certains modèles sont compatibles avec d’autres combustibles (par exemple, on peut placer un brûleur à l’alcool liquide ou utiliser de l’alcool solide de type Esbit)

Inconvénient

  • Certains lieux sont interdits aux feux de bois
  • S’il pleut ou que le temps est humide, le feu seront plus difficile à faire
  • Impossibilité de faire le feu sous l’avancée de la tente
  • La fumée laisse une odeur sur les vêtements
  • Salit la popote de suie
  • Nécessite de récolter chaque soir du petit bois
  • Impossibilité ou difficulté à trouver du bois (et donc à utiliser le réchaud) sur certains terrains (notamment en haute montagne, zone désertique…)
  • Difficulté à gérer l’intensité du feu et donc la cuisson de certains repas est plus approximative
  • Nécessite une attention particulière (risque d’incendie possible). LE réchaud reste tout de même mieux qu’un feu de bois classique car il est plus contenu et à un impact moindre sur le lieu).

Et voici en vidéo ce à quoi ressemble mon réchaud à bois ⬇

Voilà le comparatif de trois types de réchaud que j’ai pu utiliser au cours de mes différentes randonnées et Chemin de Compostelle. Je les utilise encore tous les trois, selon le type de chemin que je vais faire (saison, durée du voyage, lieux, poids du sac…). Cette comparaison n’est donc pas exhaustive et il existe d’autres types de réchaud (alcool solide, pétrole, essence…).


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